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pepe Donate Du 23 octobre au 23 novembre

Pepe Doñate


A propos de sorcières
Pepe Donate
PEPE DOÑATE VU PAR JANE HERVE
Entrer dans le monde de Pepe Donate ne laisse pas indemne. Ses peintures se visitent comme une tribu ancienne et sauvage, réincarnée sous nos yeux stupéfaits. Elles respirent et palpitent, portant leur vie brutale hors du champ captateur de la toile.
Hommes et femmes défilent sur un fond noir dont la sombre intensité encercle et accentue le pouvoir de leur chair. Sexués à l’excès, ils déambulent et gesticulent en une danse totémique avec une assurance absolue, exhibant tantôt leur vulve étoilée et leurs seins consistants, tantôt leurs couilles aussi copieuses que pendantes !  Certains proposent même des attributs mixtes cumulant la poitrine d’une dame et le pénis d’un mâle. Tout y est ici sexuellement possible. Portés par leur désir de proposer leur corps-âme à l’état brut (et même très brusque), ces humains de peinture s’exhibent avec une audace renonçant à toute pudeur. L’insensé du peuple donatesque est multiforme : la chevelure des uns et des unes - souvent hirsute – peut se muer en cornes de buffle ou de mouflon, leurs bras tendus louent vers le ciel quelque divinité aussi secrète que muette. Des femmes à l’obésité généreuse, sont parfois gravides ou parfois sorcières abandonnant le balai sur le sol de la toile. Elles se promènent et enjambent une jument à la Picasso, comme si elles traversaient un poème ensauvagé de Garcia Lorca. Autour d’elles, une tête de mort, une chauve-souris, une lune et tout autre symbole de diablesse jonchent l’espace, ça et là. En couple, ces sauvages officient parfois autour d’un chaudron  d’anthropophages, ricanent parfois en édentés de choc ou laissent parfois un serpent se glisser indûment - et même insidûment(*) - en plein cérémonial. Tous, enfin, mués en homoncules, se regroupent soudain en une gigue faramineuse. Ils participent alors à une voie lactée d’humains, tout en se glissant dans la jupe d’une danseuse stellaire.
Tous renvoient d’emblée à la puissance de l’animalité qui est au fond de soi et qu’ils exposent avec une authenticité empreinte de naturel et de cocasserie. Là, les humains côtoient librement les animaux,  réconciliant les espèces différentes à leur façon. Ainsi le grand crapaud truculent, enflé de sa propre importance guide notre observation d’un clin d’oeil, la chauve-souris aux ailes étale nargue le destin nocturne, etc. Une même jouissance d’exister les envahit, jusque dans l’effroi.
L’artiste Pepe Donate a su étaler avec brusquerie la matière sobre de ses couleurs en des coups de pinceaux hâtifs, en urgence, presque irréfléchis. Ce halètement des pinceaux participe à la brutalité de la sensation ressentie, comme s’ils forçaient un passage : justement ce transit charnel entre les espaces animales et humaines. Comme si le même totem artistique animal/humain les unissait, inventant une conception nouvelle de toutes les vies.
Pepe5A           Pepe

Pepe



Dans la Salle Verte et la Salle Rose:

Jusqu'au 23 novembre 2019:

Prolongation de l'expostion
Six artistes
 et des animaux


sauvages, domestiques ou autres
Jane Hervé
Jane Hervé
Eric Plateau
Eric Plateau
Elia Pagliarino
Elia Pagliarino

Allen Painter
Allen Painter
Jane Hervé
Elia Pagliarino
Jean Pierre Juda
Franck Maes
Allen Painter
Eric Plateau

Franck Maes
Franck Maes
Juda
Jean Pierre Juda